Domaines de la famille Carsenac et de Rumet-Carsenac en Limousin et Marche
 
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 Le retour des soeurs de Rumet

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Kaisy
Famille de Rumet
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Messages : 12

MessageSujet: Le retour des soeurs de Rumet   Lun 9 Aoû - 14:56

Quelques temps après leur arrivée au domaine de la famille "Rumet-Carsenac", les événements s’étaient bousculés à une vitesse à laquelle Kaisy ne put s’adapter ce qui la força à prendre les mesures afin de se rendre en retraite, malgré les protestations de Mai Maud qui fit absolument tout, inutilement bien sûr, pour faire changer sa sœur d’idée.

En effet, un beau matin, sa chère Doucette, ne se réveilla pas ! Dans la nuit, son cœur s’envola vers le Très-Haut qui l’avait rappelé à ses côtés…

Kaisy eut beaucoup de difficultés à accepter cette perte, pendant que Mai Maud, vit là l’opportunité de faire les cent coups, sachant que sa sœur était à demi-présente, trop occupée à se remettre de cette immense perte. Doucette ayant été pour elle, une deuxième mère.

Sa sœur qui les avait invités à la rejoindre au domaine familial, avait été appelée à des occupations nécessitant sa présence de toute urgence ce qui fit qu’elles n’eurent pas le temps de développer des liens autres que ceux que ressentaient déjà inconditionnellement, Kaisy pour cette dernière et qui lui étaient dictés par les liens du sang.

Le temps s’écoula… La paix du monastère envahit l’âme de Kaisy qui retrouva peu à peu une certaine sérénité et un peu plus d’équilibre ce qui lui donna un peu plus d’assurance.

Comme pour l’aînée, ce lieu spirituel, où la discipline régnait, fit également son œuvre auprès de Mai Maud qui démontrait nettement des signes d’un début de maturité qui parfois, il fallait bien l’admettre, semblait quelque peu éphémère au grand découragement de sa sœur.

Longtemps après leur arrivée, Kaisy ne savait plus que penser… quelques pigeons envoyés à sa sœur, Sindanarie, ainsi qu’à son frère, Bruenor, demeurèrent sans réponse, les porteurs ne revenant pas de leur mission.

Au moment où elle ne s’y attendait plus et qu’elle pensait devoir se trouver un nouvel habitat pour elle et Mai Maud, une lettre de Sindanarie lui parvint, réclamant son aide au sujet d’un problème concernant la Hérauderie et d’une injustice qui fit sortir Kaisy de la réclusion qu’elle s’était imposée.



Citation :
Expéditeur : Sindanarie
Date d'envoi : 06/08/2010 - 13:52:41
Titre : Hérauderie
Bonjour ma soeur !

Je t'écris au sujet d'une demande que j'ai adressée à la Hérauderie. Tu le sais sans doute, du moment où une famille compte un membre anobli, elle peut prétendre à être enregistrée dans les registres de généalogie. J'ai donc contacté le Héraut chargé de ces enregistrements, notre fiche familiale devrait bientôt être validée, ainsi que nos armes.

Tu y seras normalement mentionnée comme chef de famille, et c'est à toi qu'il reviendra de faire modifier, le cas échéant, cette fiche. Si tu ne souhaites pas le faire et qu'il y a malgré tout des modifications à faire, il te faudra laisser un document signé de ta main attestant que tu autorises un membre de notre famille à l'amender. Par ailleurs, il parait qu'il faut que j'aie ton autorisation pour porter les armes familiales brisées (étant bâtarde, je ne peux pas les arborer autrement). J'espère que tu me l'accorderas, que je n'aie pas à aller embêter les malheureux dessinateurs de blasons une nouvelle fois.

As-tu des nouvelles de Bruenor et Mai Maud ? Les as-tu vus récemment ? Allez-vous tous bien ?

Je vous embrasse tous les trois. A bientôt, j'espère.

Sindanarie

Fait à Mayenne, le 6 août 1458

Il n’en fallut pas davantage pour qu’elle prépare leurs malles en prévision d’un retour immédiat au domaine familial après avoir répondue au message de sa sœur, la priant également de prévenir, Elric, intendant au domaine familial, de leur retour.

Citation :
Ma très chère soeur,

Les pigeons ne sont plus ce qu'ils étaient, n'est-ce-pas! Du fond de ma retraite, je t'ai envoyé trois pigeons qui ne sont jamais revenus, ce qui m'a laissée dans la plus grande des incertitudes... À un point tel, que j'ai prolongée ma retraite, croyant que tu préférais ne plus nous revoir jamais, ma soeur et moi.

De son côté, Mai Maud t'a fait parvenir deux pigeons qui sont demeurés également sans réponse ce qui fait qu'elle est tombée dans un mutisme profond, croyant la même chose que moi.

Sois sans crainte ma soeur, je termine ma retraite cette fin de semaine et je serai de retour à la maison dès lundi où je pourrai mieux prendre en charge toutes les réponses que tu as besoin pour acheminer à bien et à terme ce problème d'hérauderie.

Comment osent-ils te faire un tel affront alors que dans tes veines coulent le même sang paternel que le nôtre! Il va sans dire que je ne parle pas ici des liens affectifs qui se développeront au fil du temps et dont la toile se tisse peu à peu dans nos coeurs.

Reste courageuse et ne te démoralise pas pour de telles peccadilles qui ne sont que des formalités établies par une certaine bourgeoisie qui ne te va pas à la hauteur ma soeur.

Peux-tu prévenir ce cher Elric de notre arrivée prochaine? Je crois qu'il sera plus sûr de fonctionner ainsi en passant par toi car cela évitera les désagréments de la perte de nos lettres.

Cette fois, j'ai fait appel à un pigeon expérimenté qu'a bien voulue me prêter la mère supérieure du monastère. Peux-tu le retourner rapidement s'il-te-plaît?

J'ai si hâte de te retrouver. Seras-tu là pour notre arrivée?

Affectueusement,

Ta soeur, Kaisy

Mai Maud ne tenait plus en place, ainsi que sa "Chipie" qui courrait dans tous les sens, alimentée par l’excitation de sa jeune maîtresse.

Quant à Tom et Betty, Kaisy savait bien où les trouver car depuis leur arrivée, ils ne quittaient plus la cuisinière du monastère, qui était folle amoureuse de ces derniers au grand désespoir de la mère supérieure qui soupirait à chaque fois qu’elle entrait en cuisine mais qui, malgré tout, ne pouvait réprimer un sourire.

Prenant la route dès l'aube, Kaisy ne pouvait que ruminer tout ce qu'elle entrevoyait pour l'avenir et qui se dessinait devant elle...


Mais pourquoi s'acharnait-on ainsi à faire ressortir continuellement l'illégitimité de sa naissance, alors qu'elle était totalement irresponsable de cette situation. Il fallait régulariser cette situation au plus tôt et si, elle, elle avait l'autorité nécessaire pour y remédier, alors elle ferait tout! absolument tout! pour que Sindanarie soit considérée comme légitime!!! Cette enfant n'avait que déjà trop souffert de l'irresponsabilité paternelle!

Et Bruenor! Où était passé Bruenor!! Pourquoi les laissait-elles ainsi sans nouvelle!!!

Soudain, il sembla à Kaisy, qu'elle immergeait enfin à la surface, réalisant de plus en plus ce vers quoi elle s'engageait en reprenant la route qui les ramenait au domaine, dont elle voyait poindre au loin, les terres.

Sa nature protectrice refaisait surface mais cette fois, elle était plus forte, plus robuste et présentait une assurance , un aplomb qu'elle ne possédait pas avant cette retraite.

Relevant la tête, redressant les épaules, elle accéléra le pas de leur monture, presqu'heureuse de retrouver ce cher Elric, sous le regard amusé de Mai Maud qui tenait fermement, Chipie dans ses bras, escortés de chaque côté par Tom et Betty, tous deux bien assis et dont le trognon manifestait déjà des signes de joies à l'approche du domaine qu'ils semblaient reconnaître.

Maintenant, elle était persuadée que SA place était en ces lieux et elle y resterait!

À la vue du portail, son coeur sembla vouloir sortir de sa poitrine pour s'écrier:


Je suis enfin de retour chez-moi... chez nous!!!
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Elric Lesang
Intendant des Cars [PNJ]
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Messages : 38

MessageSujet: Re: Le retour des soeurs de Rumet   Mar 10 Aoû - 23:00

Le courrier était arrivé aux petites heures du jour, porté par un pigeon envoyé peu de temps auparavant pour prendre des nouvelles. Depuis les joutes, Elric n'avait pas eu de nouvelles de sa p'tiote, et malgré tout ce que sa raison pouvait objecter, il ne pouvait pas s'empêcher de se faire du souci. La savoir avec un bras invalide, même pour moins d'un mois, le mettait mal à l'aise, surtout depuis qu'il avait appris qu'elle avait délaissé l'écharpe imposée par la médicastre dès le premier jour où elle avait été censée la porter. Elle était bien du genre à se faire encore plus de mal par orgueil.

Bref, ce courrier lui avait appris le prochain retour des soeurs de Rumet au domaine. Avec un vague demi-sourire, il avait vérifié que leurs affaires n'avaient pas été chamboulées par on ne sait trop quel phénomène imprévu lors de leurs mois passés loin de Viam. Mine de rien, elles avaient été discrètes, ces petites, et la plus jeune ressemblait un peu à Eleuthère. Physiquement, bien sûr, comme sa soeur et sa demi-soeur, mais surtout par son caractère, toujours à faire fi des conventions, convenances et autres compromis. Après tout, il finirait peut-être par bien les aimer. Et Sindanarie aussi... Du moins, sa dernière lettre laissait paraitre moins de réticences qu'à l'origine. Elle s'était habituée à l'idée que ces soeurs inconnues puissent faire partie de sa vie... Et le (presque) vieil intendant l'avait également accepté. Elles n'étaient pas responsables des coucheries de leur père, ni la bâtarde ni les deux légitimes.

Aussi Elric s'était-il posté sur les remparts ce jour-là, comme tous les jours depuis qu'il avait reçu la lettre de sa p'tiote. Fallait pas rater leur arrivée... Et ce fut grâce à cette position d'observation que, lorsqu'un convoi se présenta aux portes de la demeure, il se retrouva à accueillir deux jeunes filles. L'une et l'autre semblaient avoir mûri, vieilli ; il y avait quelque chose de changé dans leur allure. Et il n'y avait plus de gouvernante... Lui qui espérait lui conter fleurette. Il ne l'avait pas oubliée, la gouvernante... Mais elle n'était pas là. Avec un sourire, l'ancien mercenaire salua les arrivantes d'un assez joyeux :


Demoiselles. Bienvenue de nouveau !

Le pire, c'était qu'il était assez sincère. Pour faire oublier ce détail, il continua :

Sindanarie m'a envoyé un courrier pour me prévenir de votre arrivée, et le pigeon portait une deuxième lettre, qu'elle me demandait de vous remettre. Elle est actuellement en mission, mais je suis sûr que si elle peut se dégager quelques jours, elle poussera jusqu'ici.

Sur le parchemin plié qu'il lui tendait, la jeune fille pouvait lire :

Citation :
Ma soeur,

Pardonne-moi de ne pas t'avoir répondu plus tôt. Les choses se tendent un peu là où je suis, je ne peux pas te promettre d'être à Viam quand tu y parviendras. Installe-toi cependant, reste plus longtemps qu'à ton dernier passage, j'essaierai de me libérer pour venir te voir. Ce qui est sûr, c'est que ces quelques mots t'arriveront avant que moi-même je puisse partir.

Te souviens-tu des pièces dans lesquelles Mai Maud et toi vous étiez installées à votre première venue ? Elles n'ont pas changé depuis. Vous pouvez les occuper en l'état, ou les réaménager à votre guise. Ayez tout de même pitié du dos d'Elric, qui commence à souffrir sous le poids des ans, quoiqu'il veuille bien en dire...

Mais j'en oubliais de te remercier pour ta réponse si rapide. Sans doute te le dirai-je mieux en face. Non que ces détails aient une grande importance, mais je tenais à ce que tu sois au courant.

Je dois partir, on m'appelle. Prends soin de toi et de Mai. A bientôt, petite soeur.

Sindanarie

Et lui, l'intendant, détaillait les jeunes filles. Qu'étaient-elles devenues depuis leur dernière visite ? Où avaient-elles été ? Il lui semblait qu'un petit reste d'instinct paternel se réveillait en lui, même si elles lui semblaient bien éloignées de ce que sa p'tiote était à leur âge. Savaient-elles juste tenir une arme ?

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Kaisy
Famille de Rumet
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MessageSujet: Re: Le retour des soeurs de Rumet   Ven 13 Aoû - 13:23

Kaisy crut voir se dessiner une forme connue, là, sur les remparts… Et plus elle approchait et plus elle devenait nette jusqu’à ce que finalement, ses doutes se changent en certitude ! Il s’agissait bien de ce cher bon vieux Elric !!

Tom et Betty dressèrent les oreilles et pointèrent leur museau dans la direction où l’œil de Kaisy se portait, scrutant tout autant qu’elle, l’horizon qui se clarifiait au fur et à mesure de leur avancée sur les terres familiales. Puis, ils se levèrent et lancèrent l’appel du clairon, informant l’intendant de leur arrivée.

Le visage de Mai Maud s’éclaira lorsqu’à son tour, elle reconnut l’homme. Elle s’étira et avec de grands gestes, lui envoya des signes de la main, serrant très fort contre elle, avec son autre bras, Chippie qui s’agitait à son tour.

Lorsqu’enfin elles furent à proximité de lui, Mai Maud, oubliant toutes convenances, sauta par terre pour s’élancer dans les bras de l’homme, alors que Chippie en profita pour se percher sur l’épaule de celui-ci, suivie de près par Tom et Betty qui n’en finissaient pas de tenter de s’agripper chacun à une de ses jambes, afin d’essayer de sauter dans ses bras.

Quant à Kaisy… elle observait la scène et, contrairement à ce qu’on aurait pu croire, elle ne fit aucun reproche à sa sœur et ne rappela pas ses chiens à l’ordre, trop amusée de voir l’intendant, stupéfié par ces démonstrations affectives auxquelles il n’était pas familier, au point de ne plus savoir comment réagir, lui, habituellement si sûr de lui !


Il parvint finalement à placer un mot de bienvenue, ce qui fit chaud au cœur de Kaisy.

Se pourrait-il que cet éloignement lui ait été salutaire à lui aussi ?

À son tour elle s’approcha de lui, le regarda droit dans les yeux, et réfréna un élan du cœur, tel que celui que sa sœur avait démontré à l’homme.


Merci pour ces bons mots mon cher Elric ! Il fait si bon de vous revoir !!

Sindanarie m’a informée qu’elle avait besoin de moi, ce qui m’a fait mettre un terme à la retraite que je nous avais imposée, suite au rappel de ma chère Doucette auprès d’Aristote et de tous les bouleversements que nous avons vécus au cours des derniers mois.


Pendant que Kaisy prenait connaissance de la lettre envoyée par sa sœur, Mai Maud en profita pour lancer un profond soupir, ce qui amusa beaucoup Elric, qui, cependant, ne dit mot et observait l’aînée.

Son regard demeura plongé quelques instants sur la lettre qu’elle tenait. Seul, Elric remarqua un léger tremblement de sa main et l’humidité qui vint envahir les yeux de Kaisy qui fixait intensément la dernière ligne écrite sur le parchemin.


Citation :
………………A bientôt, petite soeur.

Elle était émue ! Elle qui était habituée à protéger les siens sans recevoir pour autant de tels petits mots affectueux…

Elle était reconnaissante à Sindanarie de lui avoir écrit et surtout de l’appellation qu’elle lui avait adressée car pour la première fois, Kaisy se sentait réellement "sa sœur".

Elle releva la tête, évita le regard d’Elric et de Mai Maud qui demeurait silencieuse, ressentant l’intensité de son aînée mais n’osant rien dire.


Bon… cette route m’a semblée interminable ! Suivons les recommandations de Sindanarie et allons nous installer !

Elric, ne touchez à rien surtout ! Soyez sans crainte, nous saurons bien monter toutes seules nos bagages jusqu’à nos appartements.

Hmmm… en passant Elric, il est possible que je reçoive sous peu des gens à rencontrer afin de combler le poste laissé par le départ de Doucette.

Cependant, je préfère prendre le temps nécessaire afin de faire un bon choix. Doucette ne sera pas facile à remplacer, vous savez.


Sur la route qui les menait au château, Kaisy fronçait les sourcils, réfléchissant à quelque chose.

Elle préféra attendre d’être seule avec Elric, pour lui parler de quelque chose qui l’inquiétait dans le contenu de la lettre de sa sœur.


Citation :
Les choses se tendent un peu là où je suis, …………………

Aussi, ne mentionna-t-elle rien pour le moment, pour ne pas inquiéter sa cadette et se disant qu’un peu plus tard, elle s’entretiendrait avec Elric à ce sujet, pendant que Mai Maud serait affairé à procéder à son installation.
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